La vie dans un centre commercial
Comment se passent les journées des vendeurs/ses dans une boutique en centre commercial.
Chose essentielle: dans un centre commercial, nous ne sommes pas les seules à pratiquer le wait assis ou debout mais plusieurs. Ca rassure.
Seconde chose: on pense avoir perdu des collègues, mais en fait on en a encore plus. Et plus important: ceux là ils peuvent vraiment vous apporter quelque chose ou vous aider. Dans mon cas, ils m'aident à passer le temps et ils font des remises intéressantes sur les achats. Ca c'est pas entré dans la mauvais oreille.
Il faut être juste: on s'ennuie autant qu'au bureau. Et on y bosse autant aussi d'ailleurs; je ne voudrais pas qu'on m'accuse de fumisterie.
Les journées sont longues au propre comme au figuré et je passe 10% de mon temps à me demander comment attirer le chaland.
Voici mes recettes:
1- la publicité
2- la gentillesse et le conseil
3- la publicité
Rien ne vaut la publicité, tout le monde le sait et lorsqu'on s'installe avec une marque peu connue, il faut 2 fois plus de publicité pour la faire connaître.
J'ai signé un contrat de publicité avec le journal local distribué gratuitement dans les grandes gares de la région. 1 fois par mois le magasin organise les "Sexy Folies". Ce qui sous entend promotions bien sûr, mais mon seul but est de faire venir le chaland en mal d'achats jusqu'à mon magasin. A ma connaissance, 90% de la population française porte des sous-vêtements alors qu'ils sont bien moins nombreux à avoir des enfants! Alors je devrais donc croiser la population globale de cette ville sous peu de temps.

On appelera le carroussel du sous vêtement, le manège de la culotte.
Ce sont d'autres commerçants ou employés, mais on se considère comme collègues parfois, la similitude est frappante: départ de la journée devant un café offert, recherche effrenée d'un micro ondes à 12h, café le midi et potins à la fermeture. C'est bien plus vivant que dans un commerce de centre ville. Certes moins d'heures au "bureau" mais moins de contacts aussi non?
Je ne regrette pas mon choix même si parfois encore je m'interroge sur ma longévité de vendeuse. Allez quelques mois puis un petit tour et puis s'en va. J'aurai de nouveau la bougeotte, envie de créer autre chose.
Lundi et Mardi: des jours sans fin, sans "soutien". Mercredi, le jour des enfants ou mais pas pour moi spécialement; ceux là préfèrent courir dans mes rideaux ou empêchent leur mères justement d'essayer mes modèles! Jeudi, Vendredi sont bien mieux, plus attendus avec un réel regain mais une réelle fatigue qui s'installe. Le vendredi est très long et parfois chargé. Le Samedi est jour béni, pas de repos pour les courses et les clients sont nombreux. Ouf l'honneur est sauf.
Aujourd'hui j'enregistre mon plus bas chiffre d'affaires depuis l'ouverture de la boutique. J'enregistre aussi le plus grand nombre de chèques émis pour payer les factures' ( et salaire de mon apprentie). J'avais faiili oublier que la vie en magasin ressemblait beaucoup à celle que j'avais à la maison.
Trêve de blog: le café de 17h arrive. Je vous laisse. A bientôt.